dimanche 12 octobre 2014

la peur ...

d'après le dessin du post précédent




et puis la peur est arrivée ... 
qui au fil de l'après-midi m'a noué les tripes




si je détruis cette pièce, détruirais-je pour autant ma peur ?


vendredi 10 octobre 2014

au commencement ...

au commencement c'était comme je le voulais
abstrait, cubique et l'accent était mis sur la matière
une matière riche, nourrie et douce

la forme, juste là pour servir cette matière 

à midi, je trouvais ça bien
sans fausse modestie, 
il émanait un grand calme de cette pièce


et puis ... 
une fois de plus, je n'ai pas pu m'empêcher !





jeudi 9 octobre 2014

comme un message ...

mercredi 8 octobre 2014

retour difficile

je n'ai pas trouvé l'énergie aujourd'hui de reprendre le chemin de l'atelier
tout juste si j'ai rangé un peu ce que j'ai rapporté
en tout cas ...
... un grand merci
à toute l'équipe de la Biennale du Thymerais et
surtout à mon amie Nathalie Dumontier pour toutes ces ventes





mardi 7 octobre 2014

des ronds ...


tout en étant sur les lieux de mes expos du week-end,
j'ai avancé mes "ronds de fromage"
et les voici sur ma cheminée


vendredi 26 septembre 2014

pour la biennale du Thymerais


deux petites sculptures qui seront exposées 
ici



et bon week-end ... je suis épuisée


.

mardi 23 septembre 2014

presqu'un dessin ....


ces gris, ces marques, ces rides, ces graphismes ...
c'est une petite sculpture mais on dirait un dessin



et puis la minute des mains
ce geste par lequel on exprime ... quoi ?

bon, ce geste par lequel on s'exprime


et sans les mains 



dimanche 21 septembre 2014

la minute des mains

 une nouvelle rubrique chaque jour
"la minute des mains"
le titre n'est pas définitif mais l'idée est là
chaque jour je veux consacrer une rubrique et quelques minutes
aux mains
aujourd'hui un poème de Paul Verlaine




MAINS
Ce ne sont pas des mains d'altesse,
De beau prélat quelque peu saint,
Pourtant une délicatesse
Y laisse son galbe succinct.
Ce ne sont pas des mains d'artiste,
De poète proprement dit,
Mais quelque chose comme triste
En fait comme un groupe en petit ;
Car les mains ont leur caractère,
C'est tout un monde en mouvement
Où le pouce et l'auriculaire
Donnent les pôles de l'aimant
Les météores de la tête
Comme les tempêtes du cœur,
Tout s'y répète et s'y reflète
Par un don logique et vainqueur.
Ce ne sont pas non plus les palmes
D'un rural ou d'un faubourien ;
Encor leurs grandes lignes calmes
Disent «Travail qui ne doit rien ».
Elles sont maigres, longues, grises,
Phalange large, ongle carré.
Tels en ont aux vitraux d'églises
Les saints sous le rinceau doré,
Ou tels quelques vieux militaires
Déshabitués des combats
Se rappellent leurs longues guerres
Qu'ils narrent entre haut et bas.
Ce soir elles ont, ces mains sèches,
Sous leurs rares poils hérissés,
Des airs spécialement rêches,
Comme en proie à d'âpres pensers.
Le noir souci qui les agace,
Leur quasi-songe aigre les font
Faire une sinistre grimace
A leur façon, mains qu'elles sont.
J'ai peur à les voir sur la table
Préméditer là, sous mes yeux,
Quelque chose de redoutable,
D'inflexible et de furieux.
La main droite est bien à ma droite,
L'autre à ma gauche, je suis seul.
Les linges dans la chambre étroite
Prennent des aspects de linceul,
Dehors le vent hurle sans trêve,
Le soir descend insidieux...
Ah ! si ce sont des mains de rêve,
Tant mieux, - ou tant pis, - ou tant mieux.